Capitalismes émergents ; économies politiques comparées, Europe de l'est et Asie du sud-est

François Bafoil

 

Remerciements

 

 

Cet ouvrage prend sa source dans le cadre des formations annuelles que la Banque asiatique de développement (BAD) m’a demandé de conduire à Bangkok dans les années 2006-2010. Celle-ci s’interrogeait alors sur les éventuelles leçons qui pouvaient être tirées de l’expérience des transformations est-européennes après 1990 pour ses partenaires de la région du Sud-Est asiatique. Comment transférer les politiques de développement régional ? Quelles politiques de solidarité mettre en œuvre, avec quels fonds et quels programmes ? Quel type de relations nouer avec les ensembles régionaux, à l’instar de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (en anglais Association of Southeast Asian Nations, Asean) ? Pour qui a travaillé plus de trente ans sur les pays communistes d’Europe centrale et orientale et qui y a vécu plusieurs années avant et après 1989, la confrontation avec les pays du Sud-Est asiatique, eux aussi communistes ou confrontés directement aux dictatures de type soviétique, était fascinante. Certes de nombreux traits différencient les deux régions émergentes, mais le point de départ de la réflexion qui justifie la comparaison entre elles tient au partage d’une expérience commune : tous les pays membres ont été soumis durant de longues périodes à la règle coloniale ou impériale, puis pour certains d’entre eux à la règle communiste. Tous, de surcroît, ont rejoint dans les années 1990 et les années 2000 des unions régionales, qu’il s’agisse de l’Union européenne (UE) ou de l’Asean. Enfin, ces deux régions sont traversées de disparités territoriales flagrantes entre les « anciens » et les « nouveaux » membres, les premiers pris comme « modèles », les seconds souvent pensés seulement comme des pays « en retard de développement ».

Ce sont autant de raisons pour que je remercie ceux qui ont rendu possible ce travail : les étudiants auxquels j’enseigne les politiques de développement régional comparées, tant au Master of Public Affairs de Sciences Po Paris qu’au Centre international de formation européenne à Berlin et à Istanbul ; également mes collègues, Jean Pierre-Verbiest et Ruth Banomyong, ainsi que Richard Balme, Rachel Guyet, Catherine Perron, Gilles Lepesant, Marie Plezsz ; enfin, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et le Centre d’études et de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris grâce auxquels j’ai pu conduire plusieurs recherches de terrain.

Mes remerciements s’adressent également à Marie-Geneviève Vandesande et Laurence de Belizal aux Presses de Sciences Po ainsi qu’à François Capelani pour la mise au point finale du manuscrit.

Ce livre est dédié à Élisabeth Demonque.